Y a t-il un moment plus important et plus angoissant que celui de décider du jour de la récolte ?
Que d'allers et venues passés dans les rangs de vignes à goûter les raisins et juger de l'état sanitaire
de la récolte avant de mobiliser la troupe qui consciencieusement cueillera manuellement les raisins !
Il faut dire que le vigneron, le vrai, ne se contente pas seulement de déclancher la cueillette, de mettre le raisin dans la cuve et de le vinifier
Il lui aura fallu d'abord passer des jours et des jours dans sa vigne, à la tailler le plus justement possible, l'ébourgeonner et la palisser pour lui donner fière allure.
Ensuite, avec justesse et délicatesse, il aura passé encore du temps à effeuiller à la main chaque pied destiné à produire la Régalona, à contrôler sa charge en supprimant les raisins inutiles ou mal positionnés.
Tout cela dans une seule optique, faire que son raisin atteigne l'optimum de maturité, dans la quiétude, bravant ainsi les caprices du temps sans s'altérer et offrir à son vigneron toute la satisfaction qu'il mérite : l'excellence.
Je tiens à remercier à travers ces quelques lignes toutes celles et ceux qui pendant toute l'année et dans les deux hémisphères,
m'accompagnent dans les vignes tôt le matin l'été et dans le froid et l'humidité de l'hiver.
Tous ces gens qui mettent du coeur à l'ouvrage pour qu'un jour,
ici ou là à travers notre belle planète, des hommes et des femmes prennent le plus grand des plaisir à déguster une bouteille de Régalona.